11/12/2009

Petit-déjeuner de presse avec les Membres luxembourgeois Un début de législature difficile mais un avenir chargé de défis

Le Bureau d'Information de Luxembourg a organisé le vendredi 11 décembre, un petit-déjeuner de presse avec les Membres luxembourgeois du Parlement européen, l'occasion de faire un premier bilan de leur activité six mois après leur élection et de connaître leurs priorités pour les mois à venir.

A priori, selon les trois Députés européens présents à savoir, Georges Bach (PPE), Charles Goerens (ADLE) et Claude Turmes (Les Verts), beaucoup de temps a été consacré aux débats relatifs aux nominations relayant ainsi au second rang des projets importants pour l'Union européenne.

Un début de législature difficile

La déception des Membres luxembourgeois présents apparaît sur plusieurs versants.
Tout d'abord, la reconduction de José-Manuel Barroso à la Présidence de la nouvelle Commission européenne et sa composition.
Selon Charles Goerens, réélu après dix années d'absence, la nouvelle Commission européenne souffre d'un déficit démocratique en matière de compétences partagées. Claude Turmes, qui effectue son troisième mandat, poursuit et espère qu'au Hearing du Parlement européen, prévu en janvier prochain, une position unique sera prise sur le Commissaire à l'Industrie et à l'entreprenariat Antonio Tajani.

Ensuite, Charles Goerens voit d'un mauvais œil la dérive intergouvernementale qui se manifeste par la volonté des grands Etats membres à prendre le destin de l'Union européenne en main, situation par ailleurs en contradiction avec la vision des pères fondateurs de l'Europe.

Bien qu'il juge que l'Europe qui s'appuyait sur la solidarité entre Etats membres soit aujourd'hui perçue comme étant une somme de pays qui tentent d'enrayer individuellement la crise, Georges Bach préfère tempérer. Selon lui, la nouvelle Commission est le reflet des forces politiques en présence au sein de l'Union européenne.

Les mesures à mettre en œuvre pour garantit l'avenir du secteur agricole

Chaque marché nécessite pour son maintien la mise en place d'une régulation. Léon Wietor, Directeur de l'Administration des Services Techniques de l'Agriculture (ASTA), a  annoncé des pistes pour pérenniser le secteur agricole parmi lesquelles : l'indépendance de l'agriculture européenne barrière contre les importations, le maintien d'instruments de régularisation et l'interdiction de la spéculation.

Arnaud Petit, Directeur auprès du syndicat européen Copa-Cogeca va plus loin et préconise l'harmonisation des mesure fiscales, le maintien de la diversité, des instruments de régulation plus fixes.

En parallèle, les exploitations doivent gagnés en efficacité Cela impose un accès facilité à l'investissement  à la formation et au conseil.

Une efficacité des exploitations agricoles indispensable aux yeux d'Arnaud Petit, Directeur auprès de la Copa-Cogeca. En effet, la production agricole devra croître de 70 % d'ici à 2050 pour assurer les besoins alimentaires de la population mondiale.

De nombreux défis à relever

Georges Bach souhaite renforcer la dimension sociale, non seulement de son groupe, le Parti populaire européen, mais également du Parlement européen par le biais des alliances.  

Pour Claude Turmes , le "Green New Deal" et la discussion sur les perspectives financières 2014-2020. Constituent les grands défis à relever.

Selon Charles Goerens, un des grands défis du Parlement européen est d'endiguer la dérive intergouvernementale de l'Union européenne.

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