lundi 1 février 2010

De nouveaux défis à relever après Copenhague

Dans le cadre du cycle de conférences "Les Midis de l'Europe", le député européen Claude Turmes a tenté de répondre à la question : "Copenhague... et après?"
Ainsi, Claude Turmes a essayé tant bien que mal d'expliquer les raisons de ce que beaucoup considèrent comme un échec. Il s'applique alors à mettre en évidence plusieurs raisons: Le Président Obama n'a pas pu agir à Copenhague parce qu'il devait tenir compte de la majorité au Sénat, institution qui avait voté contre la loi environnementale.

Rappelons tout d'abord que la conférence de Copenhague, qui a eu lieu du 7 au 18 décembre 2009, avait soulevé beaucoup d'espoirs. Mais après deux semaines de négociations, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique n'a retenu que l'engagement de limiter à 2°C la hausse de la température moyenne de la planète par rapport à l'ère préindustrielle. Le résultat apparaît donc comme peu satisfaisant, quand on pense qu'il fallait établir un traité capable de prendre la relève du Protocole de Kyoto en 2012.

L'eurodéputé a souhaité mettre aussi en lumière les erreurs de l'Union Européenne (UE) elle-même: "Nous avons fait deux erreurs: la première était de revendiquer 20% de réduction au lieu de 30 %. Quand les 27 ont fixé leur position au début de 2009, la Pologne et l'Italie - soutenues par des lobbies industriels- ont lutté sans merci pour ces 20 %. Puis, contrairement à Kyoto, l'UE n'a pas conclu d'alliance préliminaire avec les pays émergents."

De nouveaux défis pour combattre le réchauffement climatique

Pour Claude Turmes, hors de question de rester les bras croisés jusqu'à la prochaine Conférence sur le changement climatique qui se tiendra à Cancun fin 2010. L'eurodéputé vert est persuadé que l'UE devrait investir le plus rapidement possible dans les réseaux énergétiques, dans les énergies renouvelables, dans la motorisation électrique pour les voitures et dans l'isolation des bâtiments.

La création d'emplois dans le domaine des technologies vertes et l'indépendance en matière d'énergie seront donc les prochaines étapes à franchir pour digérer l'échec de décembre. Il va de soi que ces développements se font de pair avec un investissement dans la formation. Le député européen a expliqué que l'UE manque de jeunes personnes acceptant de suivre une formation d'ingénieur, ce qui est problématique en termes de compétitivité.

A une question sur la réalité ou non du réchauffement climatique, l'eurodéputé vert s'est exclamé "Ceux qui nient le changement climatique se trompent." Pour lui, la science climatique est extrêmement solide et il précise que "nous sommes aujourd'hui la première génération disposant de telles connaissances et d'ordinateurs capables de faire des simulations."
Claude Turmes ne veut pas perdre de temps avec ceux qui hésitent encore à parler de réchauffement climatique. En prenant compte de l'urgence de la situation, les idées vertes fusent dans sa tête, comme par exemple l'idée d'installer des éoliennes dans la mer du Nord.

Claude Turmes a souhaité finir la conférence-débat sur une note positive: si la Conférence de Copenhague a été un réel échec, elle est devenue dès à présent "une motivation pour réfléchir encore plus intensément."

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