19/01/2012

Plus de discipline budgétaire, plus de confiance entre les banques et utilisation de la méthode communautaire

Le Bureau d'Information du Parlement européen au Luxembourg a organisé, le jeudi 19 janvier 2012, une nouvelle conférence-débat du cycle "L'Europe au comptoir" à la brasserie an der Eech à Leudelange sur le thème "D'Grënn an d'Konsequenze vun der Banken - a Verscholdungskris" avec le Membre luxembourgeois du Parlement européen Charles Goerens (ALDE).

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Les agences de notation : différentes méthodes pour différents résultats

La note des agences de notation a un impact sur le taux d'intérêt d'emprunt. En cas de dégradation, le taux d'intérêt d'emprunt augmente et inversement.
Il existe trois agences de notation Standard and Poor's, Fitch et Moody's et chacune applique sa méthode, si bien que les résultats des trois agences sont différents.
Dans ce contexte, il est légitime de s'interroger sur la régulation de l'activité des agences au sein de l'Union européenne. Pourquoi ne pas créer une agence de notation européenne?
L'Union européenne a mis en place un Fonds européen de stabilité financière (FESF) destiné à sauver les Etats membres en difficulté.

La solution européenne à la sortie de crise

Pour Charles Goerens, les Etats membres sont responsables de la crise. Retour à la stabilité et croissance sont indispensables à la sortie de crise.
Le Traité à 26 Etats membres, écartant le Royaume-Uni, prévoit davantage de discipline budgétaire ainsi que la limitation des déficits et dettes. Cette approche à 26 risque de bouleverser le cadre institutionnel. La place financière londonienne ne sera donc pas soumise à la même discipline que la place financière luxembourgeoise.

Certes, le Traité de Maastricht encadrait déjà les dettes et les déficits, mais comme le prouve la situation actuelle,  il n'a pas été respecté et présentait des limites en termes de compétitivité et de spéculation.
Le nouveau Traité prévoit l'intégration de la règle d'or dans la Constitution de chaque Etat membre qui indique que l'équilibre budgétaire est atteint lorsque le déficit est inférieur ou égal à 0,5% du PIB.

Cependant, l'endettement et le déficit d'un Etat membre se mesure par rapport à son Produit Intérieur Brut (PIB). Si l'endettement ou le déficit baisse et que le PIB recule dans les mêmes proportions, l'effet s'annule.
Par conséquent la sortie de crise passe par le maintien d'un niveau de croissance. Il est donc essentiel d'identifier les sources de croissance comme les énergies efficientes, la compétitivité ou encore les exportations.

L'Union européenne a réussi à sauver les banques grâce à la Banque Centrale Européenne qui a injecté de l'argent dans le système bancaire,  doté d'un rôle essentiel dans l'économie.

Selon le Membre luxembourgeois libéral, il est indispensable que les banques se refassent confiance pour sortir de la crise tout comme il faut privilégier la méthode communautaire à la méthode intergouvernementale.

 

Le concept du cycle "L'Europe au comptoir"

Pour la plupart des citoyens, assister à une conférence organisée dans le cadre de débats politiques s'avère souvent intimidante. Au-delà des discours jugés souvent rébarbatifs, le citoyen ordinaire se sent souvent mal à l'aise et ose à peine prendre la parole tant il est intimidé par les corps professionnels présents, qu'il s'agisse de la presse, des politiques ou d'autres publics spécialisés. C'est donc dans un souci de proximité et de vulgarisation, que le Bureau d'Information a décidé d'organiser ces conférences-débats dans un café.

Comme le disait Honoré de Balzac, "Le comptoir d'un café, c'est le parlement du peuple". Il est donc important de créer un lien social avec le citoyen, de l'inviter à débattre et à participer à la vie de la cité européenne. Il s'agit là de troquer un cadre formel pour un lieu moins strict et plus propice à la discussion.

Sur le modèle de l'ancienne Agora, le but est de recréer un réel débat sur les problèmes de sociétés qui préoccupent les citoyens. Venez nombreux mêler convivialité, partage et débat européen!