La Politique Agricole Commune 2014-2020 : deux piliers pour une politique plus équitable et plus écologique
Depuis sa création, la Politique Agricole Commune (PAC) a toujours été adaptée pour répondre aux enjeux de son temps. Aujourd'hui, une réforme est nécessaire pour améliorer la PAC. En effet, celle-ci doit évoluer pour répondre aux nouveaux défis de notre société, notamment économiques, sociaux, environnementaux, climatiques et technologiques. La PAC doit également mieux prendre en compte la diversité et la richesse des agricultures des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne.
C'est dans ce cadre que le Bureau d'Information du Parlement européen à Luxembourg a organisé une conférence-débat en présence des Membres du Parlement européen Astrid Lulling (PPE-LU) et Albert Dess (PPE-DE), rapporteur du projet sur la réforme de la PAC après 2013 et des représentants du secteur agricole luxembourgeois.
Le premier pilier : une meilleure redistribution des aides directes
Dans sa proposition de réforme de la PAC 2014-2020, le Commissaire européen Dacian Ciolos défend une politique plus équitable, plus écologique, plus efficace et plus dynamique.
Face à un déficit commercial de l'agriculture croissant et contrainte à des normes environnementales exigeantes, l'agriculture européenne est moins compétitive que celle des pays tiers estime Astrid Lulling.
Fort de ce constat, Albert Dess préconise la redistribution des aides directes pour réduire les inégalités entre Etats membres. Ces aides, objet du premier pilier de la nouvelle PAC, auront, selon le rapporteur, un rôle de compensation, de protection et de sécurité.
Le deuxième pilier : le verdissement
Pour répondre aux défis environnementaux, la nouvelle PAC comportera un 2ème pilier: celui du verdissement qui comprend l'utilisation de ressources renouvelables et naturelles.
Cependant, pour Albert Dess, il ne faut pas que ce second piler entraîne davantage de bureaucratie tout comme il est indispensable qu'il y ait une séparation claire et stricte entre les deux piliers.
Contrairement à la proposition du Commissaire Dacian Ciolos, le rapport d'Albert Dess prône la simplicité et la stabilité par la biais d'un seul système de contrôle pour les deux piliers et par des mesures à moyen terme (5 ans) tout comme la mise en œuvre du verdissement sur la base du volontariat.
Ainsi, selon Frank Schmit, Directeur du Service d'Economie Rurale, le rapport d'Albert Dess est plus favorable que la proposition du Commissaire, mais il ne se donne pas les moyens budgétaires nécessaires.


















