16/12/2011

Du temps et de la confiance pour sortir l'Europe de la crise

Le Bureau d'Information du Parlement européen au Luxembourg a lancé, le vendredi 16 décembre 2011, son nouveau cycle "Europäesch Gespréicher beim Kaffi" qui convie les Députés européens et la presse à se rencontrer pour débattre sur l'actualité européenne. La Première avait pour thème la mi-législature au Parlement européen.

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Sommet du Conseil européen de décembre

Selon Claude Turmes (Verts/ALE), les décisions prises par le couple franco-allemand Nicolas Sarkozy-Angela Merkel concernent la politique intérieure. Lors du dernier sommet du Conseil européen des 8 et 9 décembre 2011, la France et l'Allemagne ont imposé leur position aux autres Etats membres de l'Union européenne.
Charles Goerens (ALDE) dénonce la méthode du couple franco-allemand et plaide pour la rediscussion des résultats du sommet du Conseil européen et la pratique de la méthode communautaire. Tout comme, il constate une différence entre le paquet de mesures "six pack" adopté par le Parlement européen et l'accord décroché lors du sommet.

L'Euro doit survivre

Pour Astrid Lulling (PPE), l'Euro doit rester notre monnaie, sinon l'Europe sera confrontée à  une crise encore plus grave, une crise qui résulte de vices de construction de l'Union européenne.
Charles Goerens en appelle à la responsabilité de tous les acteurs - Etats membres, Banque Centrale Européenne - pour que l'Europe sorte grandie de la crise.
Selon Georges Bach (PPE), le sauvetage de la monnaie unique est indispensable et nécessite une volonté politique.

Regagner la confiance des citoyens

Les citoyens n'acceptent pas que les marchés ne contribuent pas à mettre fin à la crise de la dette qui frappe la zone euro et les Membres luxembourgeois du Parlement européen plaident pour une restauration de la confiance des citoyens en l'Europe.
Pour Claude Turmes, il faut aussi contrôler les activités des banques qui doivent investir dans la société réelle.

Les éléments indispensables à la sortie de crise

Charles Goerens demande à ce que la Commission européenne soit beaucoup plus active. Même si le processus d'intégration se renforce par la crise, la voie de sortie nécessite plus de solidarité et un système de pouvoirs-contre pouvoirs plus fort.
Astrid Lulling estime que le Parlement européen a joué son rôle dans la lutte contre la crise et doit  continuer à trouver des réponses. Reste aux Etats membres à écouter la position du Parlement.

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