samedi 4 juin 2011

Plus d'intégration et davantage de collaboration interinstitutionnelle pour une Europe de demain plus forte que jamais

L'Europe dans le Monde : entre responsabilité internationale et fermeture des frontières ?
Tel fût le thème de la conférence-débat du cycle "L'Europe au comptoir" qui s'est tenue samedi dernier à l'Independent Café en présence du Président du Groupe S&D au Parlement européen, Martin Schulz, ainsi que des Membres luxembourgeois Frank Engel (PPE) et Claude Turmes (Verts/ALE).

Face à un Monde en métamorphose caractérisé aussi bien par l'évolution démographique que  la montée en puissance des pays émergents, l'Europe doit apporter les réponses de demain.

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Une gouvernance bien distincte et un renfort de l'intégration européenne ...

Pour Martin Schulz, il est important de distinguer la gouvernance européenne de la gouvernance mondiale dictée par les deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine. Dans un avenir où, démographiquement parlant, l'Union européenne aura de moins en moins de poids dans le Monde, il est indispensable de renforcer l'intégration européenne nécessaire à la régulation économique financière et migratoire.

Développer l'intégration européenne, et parallèlement renforcer la puissance de l'Union européenne nécessitent, selon Frank Engel, un budget plus conséquent et un Représentant unique de l'Union européenne dans le Monde alors que la tendance actuelle est à la division entre les Chefs d'Etats.

Mais l'Union européenne est-elle capable de se réformer pour relever tous ces défis ?

... en améliorant la collaboration interinstitutionnelle et en optimisant le principe de subsidiarité

Pour peser davantage dans le Monde, l'Union européenne doit se réformer en suivant trois axes principaux que sont le renforcement de la collaboration interinstitutionnelle, une application plus stricte du principe de subsidiarité et la mise en œuvre d'une politique géostratégique plus efficace.

Martin Schulz préconise un Parlement européen plus fort sur la scène internationale qui répond encore mieux aux préoccupations actuelles et futures des citoyens européens.

Frank Engel opte pour une application plus stricte du principe de subsidiarité en insistant sur le renforcement du budget de l'Union européenne.

Quant à Claude Turmes, il souligne que l'Union européenne doit réussir à juguler le rôle des élites nationales qui, selon lui, ont un impact négatif sur l'intégration européenne et  à mettre en place une véritable politique géostratégique dans le domaine énergétique.

Tous les éléments sont ainsi réunis pour une Europe de demain plus forte où le Parlement européen sera la clé de voute.